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Peine capitale + relations Eglise/etat
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Augustinus

Consacré !


Inscrit le: 30 Juin 2004
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MessagePosté le: Jeu Juil 29, 2004 18:32    Sujet du message: Peine capitale + relations Eglise/etat Répondre en citant

Jean Calvin, ainsi que beaucoup d'autres Réformateurs, n'était en rien opposé à la peine de mort ; je dois dire que je n'ai personnellement rien contre elle non plus, mais comme j'entends de plus en plus de monde, à commencer par des chrétiens, s'y opposer comme étant une chose abominable et criminelle (ou presque), je vous demande Alain, Vincent, Avel et tous les autres, ce que vous en pensez ?

Merci d'avance pour vos réponses et commentaires.

Timothée
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Calvinius

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Messages: 377
Localisation: Nîmes

MessagePosté le: Jeu Juil 29, 2004 19:11    Sujet du message: Répondre en citant

La Bible dit : "Celui qui versera le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé" (Genèse 9.6).

La Loi de Dieu dans la Bible hébraïque - que l'on nomme très improprement "Ancien Testament"- promulgue donc la peine capitale en cas de meurtre. Il faut d'ailleurs comprendre le commandement : "Tu ne tueras point" dans le sens précis : "Tu ne commettras de meurtre", ou : "Tu n'assassineras point". Tuer peut être une nécessité, ou du moins un moindre mal, dans ce monde marqué par le péché, comme en cas de guerre (défensive mais non pas "préventive"...), de légitime défense, ou bien lorsqu'il s'agit de l'application de la Justice par un Tribunal (voir Romains 13 : "ce n'est pas en vain que le magistrat porte l'épée pour punir le malfaiteur...").

La Tradition écrite des Apôtres - que l'on nomme très improprement le "Nouveau Testament", qui a des relants marcionnistes et dispensationnalistes, opposant injustement l'Evangile à la Loi, le Nouveau à l'Ancien...- ne remet nulle part en question la législation de la Bible hébraïque sur ce point. Ce qui a changé de façon radicale ce sont les lois cérémonielles, relatives aux sacrifices, Jésus-Christ ayant rendu caduques toutes ces lois par sa mort sur la croix - sacrifice unique et parfait préfiguré par les sacrifices d'animaux et le Temple, la prêtrise, sous l'ancienne disposition de l'Alliance. La Loi morale demeure a priori en son entier. Les lois civiles -dont la peine de mort-, sauf indications contraires dans les Apôtres, restent valables moyennant certaines adaptations à nos sociétés modernes, urbaines, sécularisées... Il faut aussi tenir compte du caractère particulier dans l'histoire du Salut de la nation d'Israël dans l'application des lois politiques et civiles de la Torah à nos sociétés contemporaines. Mais considérer ces lois comme strictement l'affaire du seul peuple d'Israël sous l'ancienne disosition de l'Alliance nous semble une grave erreur. Il y a beaucoup à glanner dans ces lois et il ne faudrait pas sousestimer leur caractère normatif pour tous les temps, moyennant une juste contextualisation.

Certains pensent que le message de l'Evangile implique un dépassement de la pénologie de la Bible hébraïque. Le pardon l'emporte sur l'application pure et simple de la justice pénale. Pourtant le Christ lui-même a dit qu'il n'était pas venu pour abolir la Loi mais pour l'accomplir.

Pour la Théologie Réformée il n'y a jamais eu dans l'histoire du Salut qu'une seule et même Alliance entre Dieu et son peuple, l'Alliance de Grâce, qui comprend tout à la fois des commandements et des promesses, la Loi et l'Evangile. Il n'y a jamais eu qu'un seul Texte sacré de l'Alliance : la Bible hébraïque + les Apôtres (voir le dernier livre de Pierre Courthial, De Bible en Bible, Ed. L'Age d'Homme). Et ce Texte sacré enseigne la peine de mort dans des cas très précis -législation mosaïque propre à Israël-, en particulier en cas de meurtre -valable pour tous les temps et toutes les nations. Il faut noter, en effet, que le commandement "celui qui versera le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé" a été donné avant Moïse. Il a été donné dans le cadre de l'Alliance dite "noachique", avec Noé et sa famille. Il concerne donc toute l'humanité, et non pas seulement le peuple d'Israël.

Pour toutes ces raisons, la plupart des réformés-confessants sont favorables à la peine de mort en cas de meurtre, même si nos sociétés sécularisées s'y opposent en général depuis plusieurs décénies, tandis que, comble du paradoxe, elles sont largement favorables à l'avortement voire à l'euthanasie... Perte du sens des valeurs. Mépris de la vie !

Le meurtre est si sévérement puni dans la Loi de Dieu pour la simple et bonne raison que Dieu a créé l'homme à son image -c'est d'ailleurs l'argument retenu dans le verset "celui qui versera le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé. Car Dieu a créé l'homme à son image...". La vie d'un homme a infiniment de valeur. C'est le sens profond de la peine de mort. On n'a pas le droit de prendre la vie d'un autre. Chaque vie est précieuse et appartient à Dieu. D'ailleurs on doit aussi se poser la question pour les embryons...
_________________
" Il n'est pas de domaine de la vie des hommes dont le Christ ne puisse dire : "c'est à moi"" (Abraham Kuyper)


Dernière édition par Calvinius le Lun Aoû 02, 2004 10:13; édité 6 fois
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Avel

Consacré !


Inscrit le: 18 Mar 2004
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MessagePosté le: Jeu Juil 29, 2004 22:37    Sujet du message: Répondre en citant

Il m'est arrivé la même chose que Timothée. Je n'avais rien de particulier contre la peine de mort et après avoir vus tant de chrétiens la condanmé je me suis interrogé. Et c'est vrai que bibliquement elle se justifie parfaitement comme le montre la réponse de Vincent.

Pour ce qui concerne l'avortement et l'euthanasie, que même certains chrétiens trouvent le moyen de justifié, je dirais que nous avons là un bel exemple de ce que la bible dit : Ils appelent le mal le bien et le bien le mal.
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Athanasius

Invité





MessagePosté le: Ven Juil 30, 2004 0:34    Sujet du message: Peine de mort, théorie et pratique... Répondre en citant

Cum grano salis, je dirai au Révérend Bru que je n'aime guère cet usage réducteur de la Bible,genre livre de recette ou grimoire magique, pour justifier la peine capitale. D'ailleurs, l'exemple noachique est très contestable, car ce vénérable prophète aurait, selon l'extension universelle de l'épisode noachique, aussi maudit une partie du genre humain, en son fils cham,et, à ce compte, faudrait-il, avec les "red necks "du "deep south", y déceler une justification de l'asservissement négrier? Certes, non!

Aussi, est-il très dangereux d'user de la Bible pour une autre fin que la proclamation de la conclusion définitive de l'alliance entre Dieu et les hommes, en la personne de Jésus-Christ, Vrai Dieu et ressucité. Amen! Evidemment, Saint Paul a posé les bases des relations politiques du chrétien, en Rom 13, sans toutefois préciser le bien et le mal que devait légiférer le magistrat: tout le décalogue ou seulement la seconde table?

On pourrait, de plus, justifier même le régime nazi en mésusant de Rom13. Je crois que la solution se trouve dans l'application de la seconde table, si tant est que le magistrat ne saurait que juger des choses terrestres(Icor2/14-15, Rom8/7),observation de la seconde table à laquelle même le magistrat se trouve lié, puisque caution de son statut d'Autorité:sinon, une force non instrument du droit ne saurait qu'être que banditisme.

Or, en quoi la seconde table nous lie-t-elle encore?Parce que la loi est parfaite(Ps19/8,119/96)et que Jésus-Christ, toute fin de la loi qu'IL soit, nous en a affranchi, en tant que condamnation ou observance salvifique, que dans la sphère spirituelle,puisque son royaume n'est pas de ce monde(Rom10/4,Jn 18/36). Donc, pour tout ce qui touche aux affaires terrestres, le droit doit être dit par la seconde table, parce que parfaite, en définition, et s'étendant exclusivement aux affaires terrestres, à l'inverse de la première table. Donc, cher Révérend Bru, à l'ordre et au témoignage:ne faisons pas que parler de l'analogie de la foi, appliquons-la!

Ainsi, bibliquement la peine de mort est elle justifiée, puisque le magistrat porte le GLAIVE pour faire repecter la seconde table. Mais, rationnellement, jusqu'où ira-t-on dans l'application de la peine de mort:aux parties de jambes en l'air appelées adultères? Soyons sérieux! Justement nommée peine CAPITALE, la mort doit être infligée avec discernement:pourquoi le magistrat a-t-il le droit de l'infliger? Pour exercer la vengeance?Mais de quoi le magistrat, en tant que magistrat,a-t-il à se venger? D'autre part, l'État est-il institué pour exercer la vengeance au nom de ses commettants, auquel cas, il risquerait de ne pas durer longtemps, compte tenu notre méchanceté, par hécatombe de sa population... Donc, quelle est la justification de la peine de mort:elle réside dans la nature même de l'État qui consiste à exercer le droit de légitime défense de tout un chacun au nom de tout un chacun. Si il en est ainsi, la justice n'est pas une forme légalisée du droit de vengeance mais la reconnaissance du pouvoir de tout un chacun de se défendre. Aussi, l'État, en exerçant la justice, ne fait-il que défendre les citoyens en leur nom. Or, de même que l'État est justifié de tuer pour défendre son existence(et son rôle de défense de ses commettants) contre un ennemi extérieur, en temps de guerre, de même,d'un ennemi intérieur, le meurtrier qui menace également son existence, ayant tué un de ses membres! D'où la justification de la peine de mort pour le seul meurtre.

Toutefois, si je suis d'accord, bibliquement et théoriquement, pour la peine de mort, il en va tout autrement en pratique:tant et aussi longtemps que les services juridiques(Avocasserie,etc..)ne seront pas totalement étatisés, je m'y refuserai toujours. Regardez le cas de O.J.Simpson qui fut déclaré innocent de meurtre au criminel et coupable au civil, seulement en raison de ses énormes moyens financiers:la réciproque ne pourrait-elle pas survenir, en raison d'absence ou d'insuffisance de moyens???

Enfin, même dans le cas, improbable, d'une complète couverture juridique, n'y a-t-il pas possibilité, quand même, d'erreur judiciaire? Ainsi, je demeure d'avis qu'il vaut mieux imposer une peine de vie"à perpet", "usque ad mortem", que risquer de tuer un innocent dont l'innocence pourrait être reconnue après l'action irréparable du rasoir national, du raccourcissement!Bref, oui à la mort, en théorie, non en pratique:mieux vaut une conversion en VÉRITABLE peine d'emprisonnement à perpétuité! Alain Rioux
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Calvinius

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MessagePosté le: Ven Juil 30, 2004 10:08    Sujet du message: Répondre en citant

Je reconnais bien là l'ami Rioux et son raisonnement dialectique : pour en théorie, contre en pratique... -n'a-t-il pas tenu le même type de raisonnement pour le ministère pastoral féminin... J'avoue que cela me dépasse un peu. Si la théorie est bonne -comprennez conforme à la volonté de Dieu révélée dans la Bible- alors pourquoi y être opposé dans la pratique ? Il suffit d'oeuvrer pour que la pratique se conforme à la théorie, sans tomber non plus dans l'idéalisme : la pratique sera toujours en deça de la théorie, mais la théorie sans la pratique n'est rien.

Pour une juste application des lois judiciaires de la Bible hébraïque -dont fait partie la peine de mort- à nos sociétés contemporaines je recommande mon article dont je cite un extrait ci-après :

http://perso.club-internet.fr/vbru/src/ethique/vbru_loi_de_dieu.htm

Citation:
Ma deuxième remarque, c’est que le Réformateur Vaudois, Pierre Viret, nous semble avoir mieux saisi que Calvin, et plus encore que Luther, toute l’actualité et la pertinence du premier usage de la Loi, l’usage civil ou politique.

Viret a magnifié dans tous ses ouvrages la pertinance de la Loi de Dieu sous tous ses aspects pour tous les domaines de la vie des hommes, y compris le domaine social, et non pas seulement individuel.

Voici ce qu’il dit : « Car les princes et les magistrats doivent êtres sujets aux lois, et modérer leur gouvernement selon icelles. Car ils sont, non pas maîtres des lois, mais ministres d’icelles, comme ils sont ministres de Dieu, duquel toutes bonnes lois procèdent. »[1]

Cette citation est tirée de : Le monde à l’empire, publié à Genève en 1561.

De Pierre Viret il faut lire plus particulièrement son Instruction Chrétienne en la Loi et l’Evangile (Genève, 1564), qui n’a malheureusement pas été réédité en français depuis le XVIème siècle, pas plus d’ailleurs que son remarquable ouvrage sur les Dix commandements, dont je vous livre une citation. Il s’agit de l’introduction. Viret dit ceci : « Dieu a voulu donner lui-même une loi qui servit de règle à tous les hommes de la terre pour régler l’esprit, l’entendement, la volonté et les affections, tant de ceux qui doivent gouverner les autres que de ceux qui doivent être gouvernés par eux (…) Donc, soit que nous veuillons bien être instruits pour nous savoir conduire et gouverner nous-mêmes en nos personnes propres, en notre particulier selon droit, raison et justice, ou au gouvernement de nos maisons et familles, ou au gouvernement du bien public, cette loi pourra nous servir de vraies éthiques, économiques et politiques chrétiennes, si elle est bien entendue. » (p. 255).[2]

Je me permets de vous recommander de même, dans la même ligne, l’ouvrage classique du Réformateur Strasbourgeois Martin Bucer, Du Royaume de Jésus-Christ (1558) [Paris, P.U.F., 1954].

Notons au passage que cette compréhension du premier usage de la loi, l’usage civil, a été partagée en particulier par les Puritains, fondateurs de la Nouvelle Angleterre, et bien avant eux par l’Eglise des premiers siècles dont la Foi transforma de fond en comble les institutions de l’Empire Romain, et de celle du Haut Moyen Age, qui est parvenu a imprégner, dans une large mesure, le droit commun des nations de l’Occident chrétien des enseignements de la loi divine.

En France, je pense en particulier à deux théologiens et apologètes chrétiens qui ont particulièrement réfléchi à cet aspect de la Loi si méconnu aujourd’hui, selon lequel toute la Loi de Dieu constitue le fondement non seulement de la morale, mais encore du droit lui-même : Pierre Courthial, dans son dernier livre Le jour des petits recommancements (L’Age d’Homme, 1996), et dans sa brochure : La foi en pratique (Ed. Kerygma, 1986) ; et Jean-Marc Berthoud, dont je vous recommande son Apologie pour la Loi de Dieu (L’Age d’Homme, 1996).

Il me semble que dans notre situation aujourd’hui, il serait indispensable que de nombreux intellectuels chrétiens s’attachent à la traduction juridique des lois mosaïques dans le contexte de notre civilisation.

...


Autre chose : je n'ai jamais prétendu que la légitimité de la peine de mort en cas de meurtre se fondait exclusivement sur l'alliance noachique, mais simplement qu'il fallait en tenir compte dans l'argumentation -rien à voir avec la malediction de Cham qu'il faut lire dans son contexte... Le fait est que la Loi mosaïque confirme l'alliance noachique sur ce point tout en l'accentuant dans le cas spécifique du peuple d'Israël. Les Apôtres ne reviennent pas sur l'enseignement de la Bible hébraïque à ce sujet. Romains 13 confirme le rôle du Magistrat portant le glaive pour "punir le malfaiteur" (// Genèse 9.6), afin de protéger la vie humaine - première foncion de l'Etat selon l'Ecriture sainte. Le Magistrat est d'institution divine. Encore faut-il qu'il fasse un droit usage du "glaive" que Dieu a mis dans sa main. Autrement son pouvoir devient illégitime, comme dans certains régimes politiques totalitaires anti-chrétiens (Nazisme, Stalinisme, etc.).

J'ajoute que pour la Théologie Réformée il n'y a pas de discontinuité entre la Bible hébraïque et les Apôtres, entre Moïse et Jésus-Christ, entre la Loi et l'Evangile. Ce sont les dispensationnalistes -antinomistes- et aussi, à certains égards, les luthériens qui ont tendance à opposer l'Evangile et la Loi, le Nouveau Testament à l'Ancien. Je préfère, pour ma part, suivre Calvin, et Viret, et Bucer, et les théologiens réformés-confessants sur ce point qui mettent en avant l'unité de l'Alliance qui comporte tout à la fois l'Evangile et la Loi.

Evidemment la Bible n'est pas un livre de recettes et dire qu'on est pour la peine capitale en cas de meurtre ne résoud pas tous les problèmes. Evidemment les erreurs judiciaires sont toujours possibles. C'est pourquoi la peine capitale ne devrait a priori être appliquée que quand le doute n'est plus possible, la culpabilité suffisemment solidement établie.
_________________
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Dernière édition par Calvinius le Sam Juil 31, 2004 22:03; édité 2 fois
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Jean-Philippe Bru

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MessagePosté le: Ven Juil 30, 2004 14:15    Sujet du message: To kill or not to kill ! Répondre en citant

Je me permets d'apporter ma modeste contribution à cette très riche discussion, en vous soumettant le texte d'une prédication récente sur le 6ème commandement.
Veuillez excuser la simplicité du texte destiné à un large public !

Ex 20.13
Le 6ème commandement

Tu ne commettras pas de meurtre.

1. Actualité du commandement

Ce commandement n’a malheureusement rien perdu de son actualité, y compris dans notre monde soit-disant civilisé.
Il ne se passe pas un seul jour sans que l’on entende parler de crimes tous plus affreux les uns que les autres : génocides, meurtres en série, infanticides, parricides, et autres homicides…
On ne se sent plus en sécurité nulle part, et la police elle-même craint de s’aventurer dans certaines zones de non-droit !

Ah si les hommes revenait à la pratique du Décalogue, la terre serait un vrai paradis.
Au lieu de cela, la loi de Dieu est bafouée même par ceux censés l’enseigner, et la terre est devenu un enfer.

Le meurtre est sans doute le plus odieux des crimes, car il porte atteinte à la vie humaine, joyau de la Création.
On peut toujours se remettre d’un vol ou d’une injustice, mais le meurtrier ne laisse aucune chance à sa victime : il l’envoie dans le séjour des morts sans qu’elle ait rien demandé et souvent dans d’horribles angoisses.

Jésus accusait ceux qui complotaient de le faire mourir d’avoir pour père le diable, et de vouloir accomplir ses désirs.
Car il a été meurtrier dès le commencement… Jn 8.44

C’est par sa ruse que le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort a passé sur tous les hommes, parce que tous ont péché… Rom 5.12
En séduisant le premier homme, il savait très bien qu’il le condamnait à mort, malgré ses paroles trompeuses : Vous ne mourrez pas du tout ! Gen 3.4

C’est également lui qui poussa Caïn à commettre le premier meurtre de l’Histoire humaine : Ne faisons pas comme Caïn, qui était du Malin et qui égorgea son frère. Et pourquoi l’égorgea-t-il? Parce que ses oeuvres étaient mauvaises, et que celles de son frère étaient justes. 1 Jn 3.12

Mais Caïn n’en serait jamais venu à cette extrémité, s’il n’avait laissé tout d’abord la jalousie et la haine remplir son âme.
C’est pourquoi le 6ème commandement ne condamne pas seulement l’agression physique, mais toutes les causes pouvant y conduire, comme nous le verrons plus loin.

2. Une interdiction relative

Mais commençons par préciser que l’interdiction de tuer contenue dans ce commandement n’est pas absolue.

Il existe un terme en hébreu pour décrire l’action générale de tuer, mais le terme employé ici est plus précis et a le sens de commettre un meurtre, tuer de sa propre initiative, sans avoir été mandaté par l’autorité légitime.

La loi de Moïse interdisait de façon formelle de commettre des meurtres, mais elle ordonnait par ailleurs que les meurtriers soient mis à mort : Celui qui frappera un homme mortellement sera puni de mort. Ex 21.12

Les magistrats étaient donc autorisés à appliquer la peine capitale dans certains cas et sous certaines conditions.
Ce qui les différenciait des meurtriers, c’est qu’ils n’agissaient pas par eux-mêmes, mais exécutaient les jugements de Dieu, en vertu des pouvoirs qui leur étaient conférés.
On retrouve d’ailleurs cette même idée dans le Nouveau-Testament quand Paul dit : Rom 13.4 Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal.

En réalité l’institution biblique de la peine de mort est beaucoup plus ancienne que Moïse, puisqu’elle remonte à Noé, le père des nations : Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé; car Dieu a fait l’homme à son image. Gen 9.6
C’est une des clauses de l’alliance universelle entre Dieu et Noé…

Vous remarquerez que la raison principale pour laquelle le meurtrier devait être mis à mort, c’est parce qu’il avait porté atteinte à l’image même de Dieu en l’homme. Tuer un homme n’est pas la même chose que tuer un animal par exemple.
Une autre raison est que celui qui tue un homme porte atteinte à sa propre chair, puisque tous deux sont de la même espèce et ont les mêmes origines.

La justice la plus élémentaire exige que celui qui verse le sang de l’homme subisse le même sort, afin aussi de réfréner les instincts meurtriers des humains.

On voit ce qui se passe quand une société laxiste se contente de jeter en prison les meurtriers, pour les relâcher quelques années plus tard.
Non seulement la punition est inférieure à la gravité du crime, mais on leur offre la possibilité de récidiver…
Ne se rendent-ils pas complices de meurtres, les magistrats qui lâchent la bride aux meurtriers.

Comme on disait autrefois : il fait mauvais vivre sous un prince sous lequel rien ne soit permis, mais il est bien pire de vivre sous celui qui laisse toutes choses en abandon.

Comble du laxisme, j’ai entendu cette semaine que l’on avait relaxé un jeune homme qui avait pourtant sauvagement poignardé ses parents, sous prétexte qu’il n’avait que 15 ans au moment des faits !

3. L’enseignement de Jésus

Jésus a-t-il remis en question la légitimité de la peine capitale ou de la guerre juste quand il a dit : Celui qui prendra l’épée périra par l’épée…
Je pense qu’il a au contraire confirmé ce que nous avons déjà dit : nul n’a le droit de prendre l’épée de sa propre initiative, sans y avoir été autorisé par les autorités supérieures.

Pierre pensait bien faire quand il a pris les armes contre les hommes venus arrêtés Jésus.
Jésus lui fait comprendre qu’il ne doit pas confondre la sphère spirituelle et la sphère civile.

Jésus avait admiré la foi du centenier romain et ne lui avait fait aucune remarque par rapport à sa profession.

Et quand Jésus exhorte ses disciples à tendre l’autre joue, il est évident que son intention n’est pas de faire de ce principe une loi civile, ce qui impliquerait qu’une nation agressée ou menacée par une autre ne fasse rien pour se défendre.

Les Chrétiens ont toujours admis que la guerre était parfois nécessaire, mais ils ont aussi réfléchi aux critères de sa légitimité et à la meilleure façon de la faire, afin que la dignité humaine soit respectée, y compris et surtout celle de l’ennemi…




4. Autres cas d’homicides non répréhensibles

Il y avait d’autres situations que la guerre ou l’exercice de la justice où l’homicide n’était pas condamné :

(1) L’homicide involontaire : Ex 21.28 Si un boeuf frappe de ses cornes un homme ou une femme, et que la mort en soit la suite, le boeuf sera lapidé, sa chair ne sera point mangée, et le maître du boeuf ne sera point puni. 29 Mais si le boeuf était auparavant sujet à frapper, et qu’on en ait averti le maître, qui ne l’a point surveillé, le boeuf sera lapidé, dans le cas où il tuerait un homme ou une femme, et son maître sera puni de mort. L’auteur d’un homicide involontaire n’était acquitté que s’il n’avait pas consciemment mis en danger la vie d’autrui. Celui qui conduit en état d’ivresse est doublement responsable des dégâts qu’il pourrait occasionner. Ces versets devraient aussi faire réfléchir les magistrats qui laissent courir dans la nature des hommes qu’ils savent dangereux !
(2) La légitime défense : Ex 22.2 Si le voleur est surpris dérobant avec effraction, et qu’il soit frappé et meure, on ne sera point coupable de meurtre envers lui; 3 mais si le soleil est levé, on sera coupable de meurtre envers lui. Vous remarquerez qu’il n’était pas permis d’en abuser !

5. Quelques meurtres d’une nature particulière

Penchons-nous maintenant sur quelques meurtres d’une nature un peu particulière : le suicide, l’avortement et l’euthanasie :

(1) Le suicide : je n’ai pas plus le droit de mettre fin à mes jours que de prendre la vie de quelqu’un d’autre. Celui qui se présente devant Dieu avec son propre sang sur les mains ne doit pas espérer obtenir miséricorde, car c’est dans l’incrédulité qu’il est mort.
(2) L’avortement : le diable a réussi un coup de maître avec la légalisation de l’avortement. Les mêmes personnes qui avaient milité contre la peine de mort au nom de la dignité de la vie humaine ont obtenu le droit de supprimer leurs propres enfants dans le sein maternel !
(3) L’euthanasie n’est pas un meurtre comme les autres, étant donné que celui qui le commet le fait par compassion pour un proche qui souffre et veut lui-même en finir avec la vie. Cet acte reste pourtant répréhensible, car Dieu seul est en droit de décider de l’heure de notre mort, y compris quand nous souffrons. Jésus n’a demandé à personne d’abréger ses souffrances sur la croix : il s’en est remis à la seule compassion de son Père qui a effectivement jugé bon d’abréger sa douleur.
(4) La complicité de meurtre : il est évident que celui qui commandite un meurtre, y consent ou y participe de quelque manière que ce soit, y compris en gardant le silence, est tout aussi coupable que celui qui le commet.

6. Portée spirituelle du commandement

A ce stade de notre étude, peut-être vous réjouissez-vous d’avoir enfin trouvé un commandement à votre portée : vous n’avez en effet jamais tué personne et vous éprouvez même une sainte indignation devant ces horribles crimes que nous rapportent les journaux avec force détails.

Vous oubliez que les commandements divins ont tous une portée plus grande qu’il n’y paraît au premier abord : ainsi ce 6ème commandement ne condamne pas seulement l’acte même de tuer, mais toutes les causes et occasions qui y mènent, les principales étant l’envie et la colère.
Sans parler de l’obligation implicite qui nous est ici faite de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour le bien-être physique et spirituel de notre prochain, qu’il soit ami ou ennemi.

L’envie est cette espèce de mal-être que l’on éprouve devant le bonheur d’autrui ou sa réussite…
On se sent diminué en se comparant à lui et l’on se met à éprouver une sorte d’animosité à son égard, sans qu’il nous ait rien fait.

C’est parce qu’il s’est laissé dominer par la jalousie et la colère que Caïn a fini par égorger son frère.

Jésus met en lumière cet aspect plus profond du commandement quand il dit :
Mt 5.21 -Vous avez appris qu’il a été dit à nos ancêtres:"Tu ne commettras pas de meurtre. Si quelqu’un a commis un meurtre, il en répondra devant le tribunal."
22 Eh bien, moi, je vous dis: Celui qui se met en colère contre son frère sera traduit en justice. Celui qui lui dit "imbécile" passera devant le tribunal, et celui qui le traite de fou est bon pour le feu de l’enfer.

Les Pharisiens étaient passés maîtres dans l’art de contourner la loi.
Ils pensaient qu’il suffisait de s’abstenir de passer à l’acte pour satisfaire les exigences divines.
Jésus les reprend et affirme que celui qui se met en colère contre son frère est passible du même jugement que celui qui le tue.
Il s’agit bien sûr, non du jugement des hommes, mais du jugement divin.

L’immense majorité de nos crimes n’est pas prise en compte par la justice des hommes ou y échappe.
Mais aucun ne manque à l’acte divin d’accusation rédigé contre nous : tout mouvement de colère, toute insulte ou pensée coupable y sont soigneusement consignés.

Quand on sait qu’un seul de ces crimes nous rend passibles de la géhenne du feu, c’est-à-dire de l’enfer, et que la liste en est si longue qu’il faudrait plusieurs livres pour les consigner tous, je me demande comment ceux qui s’appuient sur leurs propres mérites pourront se tenir debout devant Dieu au jour du jugement.

Heureusement pour nous qui avons mis notre foi en Jésus, Col 2.14 il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a éliminé en le clouant à la croix.

Quant à vous qui hésitez encore à lui abandonner votre vie, attendez-vous qu’il soit trop tard pour vous décider ?
Demandez plutôt à Dieu de pardonner vos mouvements de colère et les pensées méprisantes que vous entretenez à l’égard d’autrui.

Que Dieu nous renouvelle par son Esprit, et qu’il mette l’amour, là où règne la haine, la paix, là où sévit la guerre…
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Augustinus

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MessagePosté le: Ven Juil 30, 2004 17:39    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis rassuré par vos opinions,car franchement,je commençais à en avoir ras le bol de m'entendre dire que j'étais un mauvais chrétien ou un boucher,dès que je ne me mettais pas dans tous mes états pour condamner un Etat qui liquidait un tueur d'enfants...Au fait,Jean Philippe Bru et Vincent -que j'imagine être de la même famille- ont bien raison de condamner l'avortement,et de dire que c'est une cinglerie de condamner la peine de mort pour les meurtriers,alors qu'on milite pour le massacre des enfants qui sont,quoi qu'en disent les médecins,des êtres vivants,et surtout,des êtres humains!

fraternellement,

Timothée
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Athanasius

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MessagePosté le: Ven Juil 30, 2004 18:21    Sujet du message: Dialectique et simplisme... Répondre en citant

vbru a écrit:
Je reconnais bien là l'ami Rioux et son raisonnement dialectique : pour en théorie, contre en pratique... -n'a-t-il pas tenu le même type de raisonnement pour le ministère pastoral féminin... J'avoue que cela me dépasse un peu. Si la théorie est bonne -comprennez conforme à la volonté de Dieu révélée dans la Bible- alors pourquoi y être opposé dans la pratique ? Il suffit d'oeuvrer pour que la pratique se conforme à la théorie, sans tomber non plus dans l'idéalisme : la pratique sera toujours en deça de la théorie, mais la théorie sans la pratique n'est rien.
Notons au passage que cette compréhension du premier usage de la loi, l’usage civil, a été partagée en particulier par les Puritains, fondateurs de la Nouvelle Angleterre,
J'ajoute que pour la Théologie Réformée il n'y a pas de discontinuité entre la Bible hébraïque et les Apôtres, entre Moïse et Jésus-Christ, entre la Loi et l'Evangile. Ce sont les dispensationnalistes -antinomistes- et aussi, à certains égards, les luthériens qui ont tendance à opposer l'Evangile et la Loi, le Nouveau Testament à l'Ancien. Je préfère, pour ma part, suivre Calvin, et Viret, et Bucer, et les théologiens réformés-confessants sur ce point qui mettent en avant l'unité de l'Alliance qui comporte tout à la fois l'Evangile et la Loi.


Oh, quelques coups de griffes du Révérend Bru, l'aurais-je irrité? Surprised Laughing Enfin, autant dire, sous le couvert du beau mot"dialectique", que je dis n'importe quoi...Or, en plus d'être pas gentil, pas gentil du tout Crying or Very sad , cela est faux! En vérité, en ce qui a trait au ministère féminin, j'en étais venu à l'accepter avec un ÉNOOOOOOOOOORME bémol:interdiction de l'ordination de pasteure mariée et interdiction de tout mariage post-ordinatoire, un peu comme l'apôtre des gentils le précisait pour toute femme effectuant un service dans l'Église (cf.I Tim5/9-12). Vous conviendrez que cela réduit considérablement les candidatures, sans pour autant les exclure, ce qui contreviendrait à Gal1/8-9 et Rom10/15!...

D'autre part, le raisonnement est le même en ce qui a trait à la question de la peine capitale:sa transmutation en peine d'emprisonnement À VIE, autrement dit:"usque ad mortem", n'est qu'une autre forme de condamnation à mort, aussi radicale mais seulement plus étendue, car attendant la mort naturelle du prévenu dans des conditions misérables, sévères, tout en ne négligeant pas la possibilité de réhabilitation judiciaire. Étant donné que même après condamnation, un doute subsiste toujours, compte tenu de notre nature débile et de l'imbécillité de notre raison post lapsaire. Donc, ici aussi, doit prévaloir la présomption d'innocence sous forme négative, en tant que possibilité de réhabilitation(Rom13/5,IIcor 10/6, I Rois21/1-16).

Aussi, faites- vous gravement fausse route en insinuant que je sombre dans l'idéalisme et que je me contredis, que je récuse en pratique ce que j'affirme en théorie:cela n'est pas exact! J'énonce plutôt le principe et je regarde à quelles conditions prudentielles il demeure applicable... J'aime mieux être incompris qu'être taxé de SIMPLISME... Embarassed

Vous citez le puritains de la Nlle angleterre:avez-vous déjà oublié l'affaire des sorcières de Salem, pauvres femmes qui furent rôties comme démoniaques ,alors qu'elles confessaient ,jusque sur le bûcher ,la divinité de notre Sauveur(Ijn4/1-4,Icor12/3), preuve, s'il en est, de l'inhabitation du Saint-Esprit dans l'âme du croyant??? Embarassed Embarassed Twisted Evil Evil or Very Mad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

De plus, vous y allez un peu légèrement avec Luther:considérez-vous, selon son point, l'énorme combat qu'il eut à subir et qui se prêtait peu aux distinctions de la théologie fédérale de la seconde génération de la "Réforme"? C'est être bien ingrat envers ce géant, ce prophète envoyé par Dieu pour sauver son Église:même Calvin dont vous vous réclamez si fort n'aurait pas partagé votre indélicatesse et tenait en très haute estime Luther!... D'ailleurs, avez-vous oublié son combat contre les antinomistes:cela relativise un peu votre affirmation d'une séparation formelle et marcionisante entre Loi et Évangile chez les luthériens. Relisez la confession d'Augsbourg, ça presse!... Embarassed

En outre, permettez-moi de vous signifier que je ne suis ni calviniste ni luthérien, je suis un chrétien" pro-testant" qui confesse et l' "Augustana invariata" et la "Gallicana", un point c'est tout. Or, si je fréquente l'Église luthérienne confessante, c'est qu'à mon humble avis les conséquences de la communication des" idioties" de la" formule de concorde" sont moins délétères que les horreurs de la double prédestination jupitérienne qui n'est évitée, à mon avis, que par une lecture POINTUE de la "Gallicana." Or, comme L'Église réformée du Québec adhère officiellement à la "Westminster", je ne saurais, en conscience, prendre la communion avec elle(Icor10/16-17). HÉLAS! Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad

Au reste, vous citez l'alliance noachique et sa confirmation mosaïque:faudra-t-il aussi faire un procès aux animaux pour établir si ils ont, oui ou non, versé le sang humain:un procès au cochon, comme un film bien connu en relatait la particularité à Amiens, au moyen-âge? Embarassed (Gn9/5-6). De plus, pourquoi ne plus recourir aux ordalies, comme il en est fait provision dans la loi mosaïque(Nb5/11-31)?... Embarassed Heureusement que Notre Seigneur a résumé la Loi dans la règle d'or et dans le Décalogue, sinon, où serions-nous maintenant(Mt22/34-40,Mt19/18-19)? Rolling Eyes Aussi, je le répète, faisons très attention à l'usage, sans analogie de la Foi, des Écritures!

Une dernière note:quand cesserez- vous de m'appeler l'ami Rioux et me considérerez-vous comme le frère Alain? Si vous le faites par respect, alors: appelez-moi Monsieur de Rioux, particule à laquelle j'ai droit ou bien frère Alain, ce que je suis en effet, à moins que vous ne m'acceptiez pas, en théorie, à votre sainte table.... Frère Alain Wink Cool


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Calvinius

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MessagePosté le: Ven Juil 30, 2004 20:53    Sujet du message: Répondre en citant

Cher frère Rioux. Au sujet de Luther je dis dans mon article susnommé :

Citation:
Avant d’aborder le point suivant, je voudrais dire quand même que c’est à tord que l’on a souvent opposé Luther et Calvin sur la question du troisième usage de la Loi, l’usage moral, comme règle pour le chrétien, même s’il est vrai que Calvin nous semble plus conséquent que son aîné sur ce point.

Luther semble parfois laisser entendre qu’il suffit de prêcher l’Evangile pour que les croyants fassent ensuite, comme naturellement, ce que prescrit la Loi, librement et joyeusement.

Calvin, plus pessimiste sur les capacités de l’homme même régénéré, a davantage insisté sur la nécessité de prêcher l’Evangile et la Loi, inséparablement, et ce, afin de forger des âmes fortes, des générations de chrétiens à l’éthique irréprochable.

Mais on ne peut pas dire que Luther et Calvin avaient un avis vraiment opposé.

Il s’agit essentiellement d’une question d’accentuation, et l’important est bien de tenir ensemble ces deux expressions de l’Alliance que sont l’Evangile et la Loi.


Evidemment Luther n'était pas antinomiste au sens fort du terme. Je dis seulement que les luthériens ont parfois eu tendance dans l'histoire à durcir ses positions sur le troisième usage de la Loi et que cela est dû en partie au manque de cohérence du discours du grand Réformateur à ce sujet sans parler de sa théorie (fumeuse ?) des deux Règnes, en contraste avec Jean Calvin.

D'autre part, je n'ai pas dit qu'il fallait nécessairement appliquer telle qu'elle la Torah à nos sociétés contemporaines. Le fait aussi que la venue du Christ a rendu caduques les lois cérémonielles, relatives aux sacrifices et au Temple. La Loi morale - les Dix commandements, etc.- demeure telle qu'elle. Les lois judiciaires et civiles doivent être appliquées avec discernement et en tenant compte de la spécificité d'Israël dans l'histoire du Salut et des particularités de nos sociétés modernes.
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" Il n'est pas de domaine de la vie des hommes dont le Christ ne puisse dire : "c'est à moi"" (Abraham Kuyper)


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Athanasius

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MessagePosté le: Ven Juil 30, 2004 22:36    Sujet du message: Soupe chaude... Répondre en citant

vbru a écrit:
Cher frère Rioux. Evidemment Luther n'était pas antinomiste au sens fort du terme. Je dis seulement que les luthériens ont parfois eu tendance dans l'histoire à durcir ses positions sur le troisième usage de la Loi et que cela est dû en partie au manque de cohérence du discours du grand Réformateur à ce sujet sans parler de sa théorie (fumeuse ?) des deux Règnes, en contraste avec Jean Calvin.
D'autre part, je n'ai pas dit qu'il fallait nécessairement appliquer telle qu'elle la Torah à nos sociétés contemporaines. Le fait aussi que la venue du Christ a rendu caduques les lois cérémonielles, relatives aux sacrifices et au Temple. La Loi morale - les Dix commandements, etc.- demeure telle qu'elle. Les lois judiciaires et civiles doivent être appliquées avec discernement et en tenant compte de la spécificité d'Israël dans l'histoire du Salut et des particularités de nos sociétés modernes.


Eh bien,cher frère et Révérend Bru, heureux de constater que nous disons la même chose au sujet de l'application de la loi morale:vous parlez de discernement et, moi, de prudence. C'est, comme qui dirait:bonnet blanc, blanc bonnet! Soulagé, ensuite, de mon nouveau titre:Frère Rioux. C'est mieux, beaucoup mieux! Wink Idea Je pourrais donc communier à votre sainte table, au céleste banquet... Miam!...

Enfin, la théorie luthérienne des deux règnes est, peut-être, FUMEUSE mais la théorie théocratique calvinienne est certainement FUMANTE: Servet, les "sorcières" de Salem etc...

Vous dansez? Prison!Vous buvez? Prison! Vous jouez aux cartes?Prison encore! Vous lisez un roman?Prison toujours! Vous vous parez un peu trop? Une bonne amende vous fera refréner ces moeurs dont le ciel est gravement offensé... Ne tonsurez pas un prêtre ni ne ciselez un ciboire:ce sont là cas pendables.... Ne vous avisez pas d'appeler cornus vos boeufs:car c'est l'épithète réservée par messieurs les pasteurs pour nommer le diable! Certes, Calvin avait dit qu'il fallait appliquer la loi avec modération, seulement afin de réduire les pécheurs à résipiscence:la réalisation fut un peu moins douce!... Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes (cf. les commentaires affreux de Calvin sur les beuglements de Servet brûlant!...)Voilà le spectacle de la Genève théocratique et légaliste de Calvin..."No Comment" Rolling Eyes
J'ai beau souhaiter que tout chrétien soit brûlant d'une foi ardente:il y a quand même des limites Exclamation Embarassed Rolling Eyes Rolling Eyes

Tout compte fait, j'aime mieux une juste application de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et des devoirs qui en découlent, en tant qu'ils sont conformes à l'esprit de la seconde table:voilà ce que je considère être une juste transposition de la seconde table en terre civilisée! Si nous observions cette déclaration, il n'y aurait ni avortement, ni euthanasie, ni mariage sodomite, ni loi liberticide sur la parole, ni injustice sociale etc... Frère Rioux Cool Wink
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Calvinius

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MessagePosté le: Sam Juil 31, 2004 10:52    Sujet du message: Répondre en citant

Sans parler de la Déclaration UNIVERSELLE des Droits de l'Homme, la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, pur produit de la Révolution (antichrétienne) Française, malgré tout le bien qu'on puisse légitimement en dire en vertu de la grâce commune et de ses racines judeo-chrétiennes, ne me semble pas devoir ni pouvoir entrer en concurence avec le Décalogue. L'anthropologie sousjaçante aux DDH est d'inspiration humaniste et apostate, et plus particulièrement rousseauiste - qui pronne la bonté naturelle de l'homme. Elle ignore tout du pessimisme chrétien quant à la capacité naturelle de l'homme à faire ce qui est bien. La Loi de Dieu est un frein à l'inclination naturellement péchesse de l'homme depuis la Chute. D'où sa forme souvent négative : "Tu ne commettras pas de meurtre", "Tu ne déroberas point", etc. Elle insiste davantage sur les devoirs des hommes -dans leur diversité et leurs situations réelles, en lien les uns avec les autres, et devant Dieu- que sur les "Droits" d'un "Homme" absolutisé, hypothétique, sans lien avec la Transcendance -tandis que Luther disait fort justement que l'homme ne se définissait que "Coram Deo", devant Dieu- atome individuel au sein d'une société jugée oppressive (Rousseau). Il faut lire à ce sujet le petit livre de Jean-Marc Berthoud, Les Droits de l'Homme contre l'Evangile, Editions L'Age d'Homme. Force est de constater que les DDH n'ont pas empêché le 19ème et le 20ème siècles d'être les plus cruels et inhumains que l'histoire ait jamais connu, avec ses deux guerres mondiales et ses régimes totalitaires (Nazisme, communisme, etc.), ses camps de concentration et ses Goulags, ses génocides, ses dérives eugénistes et son mépris de la vie humaine (euthanasie, avortements généralisés, etc.). Entre les excès légalistes de la Genève de Calvin -qu'il faut comprendre dans leur contexte quand même et sans suivre bêtement les délires de certains historiens sur la soi-disant inhumanité du Réformateur (il faut lire L'humanité de Calvin, du grand Richard Stauffer (Labor et Fides), pour tordre le coup à ces calomnies honteuses)- et l'immoralité et l'incrédulité congénitales de nos société sécularisées et de l'idéologie "droits-de-l'homme-iste" il existe sans doute un juste milieu, une droite application des pricipes bibliques, de la Loi et de l'Evangile. Non ?
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Dernière édition par Calvinius le Sam Juil 31, 2004 19:30; édité 2 fois
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Athanasius

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MessagePosté le: Sam Juil 31, 2004 16:54    Sujet du message: Église et État Répondre en citant

vbru a écrit:
La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, pur produit de la Révolution (antichrétienne) Française, malgré tout le bien qu'on peut légitimement en dire en vertu de la grâce commune, ne me semble pas devoir ni pouvoir entrer en concurence avec le Décalogue. [b]



Cher frère Vincent, je n'ai jamais dit que la déclaration universelle des droits,droits qui ne seront jamais que l'obligation de tout un chacun de respecter autrui, DEVOIRS réciproques d'humanité(car, qu'est-ce qu'un droit réciproque qui n'oblige pas réciproquement?), rédigée par le juriste Cassin et l'anglicane Éléonor Roosveelt, devait se substituer au Décalogue. Toutefois, force est de constater que l'État n'est pas l'Église:le royaume du Christ n'est PAS de ce monde(Jn18/36) et ne sera jamais dans ce monde, fors l'Église, société privée, tant que cette terre ne sera pas renouvelée(Rom8,Icor15, tout l'apocalypse...). Donc, rendons à César,ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à Dieu:distinguons l'État de l'Église! La DUDH est ,pour l'État,belle transposition politique et non substitution théologique de la seconde table, et le Décalogue, pour l'Église. À moins de vouloir concurrencer les mahométants dans l'intégrisme....

En ce qui concerne l'Origine de la DUDH, vous saurez que Locke, les 2 Révolutions anglaises CALVINISTES du 17e et la Révolution PROTESTANTE américaine du 18e siècle sont INFINIMENT plus responsables de cette remarquable déclaration que ne le serons jamais aucun français, ni Voltaire, qui prêtait ,en sous main, à la traite négrière ni Rousseau, qui, tout auteur de l'Émile, s'est débarrassé de ses enfants à l'hospice... Certes, la Révolution française a apporté l'extension à cette remarquable conception démocratique de l'Homme, un peu comme si les U.S.A. devenaient, demain matin, véritablement socio-démocrates:quelle avancée ce serait pour la justice sociale! Voilà où s'arrête la contribution de la France. Je pourrais,certes, retracer l'origine chrétienne de la DUDH et montrer que la Révolution française est plus un coup fatal porté à Rome et aux guerres de religions que la réelle promotion de la démocratie, compte tenu qu'il lui a fallu près de 100 ans avant de VÉRITABLEMENT s'instaurer:sous la IIIe République.Tout cela, d'ailleurs, serait trop long pour ce forum et demanderait un livre comme pour votre ami Berthoud!

Il faudrait,à la fin, que les français cessent de se considérer comme le centre du monde et finissent par s'aperçevoir que ,depuis le congrès de Vienne(1815), ce sont les anglo-saxons,quelques dettes qu'ils aient à la culture française(langue-2/3 de leur vocabulaire, religion-Calvin, raison-Descartes), Britanniques et Américains, qui mènent le bal:heureusement!

Frère Rioux
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Calvinius

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MessagePosté le: Sam Juil 31, 2004 19:24    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Il faudrait,à la fin, que les français cessent de se considérer comme le centre du monde et finissent par s'aperçevoir que ,depuis le congrès de Vienne(1815), ce sont les anglo-saxons,quelques dettes qu'ils aient à la culture française(langue-2/3 de leur vocabulaire, religion-Calvin, raison-Descartes), Britanniques et Américains, qui mènent le bal:heureusement!


Je ne vois pas où j'ai pu insinuer le contraire dans aucun de mes posts ? Même si je suis loin de partager votre optimisme sur l'impérialisme anglo-saxon, plus particulièrement américain... surtout après les évènements de ces dernières années... Quant à l'origine de la DUDH je me suis simplement laissé dire que celle-ci n'était pas sans rapport avec la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 dont je fais la critique dans mon post précédant.

Je pense aussi qu'il faut nuancer votre propos "Mon Royaume n'est pas de ce monde" par cette autre affirmation du Christ "Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel ET SUR LA TERRE". Il faut distinguer l'Eglise et l'Etat oui, mais non les séparer, comme une interprétation radicale de la théorie des deux Règnes de Luther y conduit. Christ a dit : "Faites de toutes les nations des disciples". Il faut comprendre ce que cela veut dire. Une nation peut-elle être chrétienne ? Ou bien mieux, doit-elle l'être ? Devons-nous y travailler ? Ou bien le piétisme a-t-il raison de ne se préoccuper que de la piété et de la vie privée du chrétien, de l'Eglise, en laissant toutes les autres sphères de la Création jugées "profanes" sous le pouvoir du Malin... ? Abraham Kuyper a dit : "Il n'est pas de domaine de la vie des hommes dont le Christ ne puisse dire 'c'est à moi'" ! Sommes-nous calvinistes ? oui ou non ?
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Dernière édition par Calvinius le Sam Juil 31, 2004 22:07; édité 1 fois
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Athanasius

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MessagePosté le: Sam Juil 31, 2004 19:41    Sujet du message: DUDH, christianisme et fours crématoires Répondre en citant

vbru a écrit:
Quant à l'origine de la DUDH je me suis simplement laissé dire que celle-ci n'était pas sans rapport avec la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 dont je fais la critique dans mon post précédant.Je pense aussi qu'il faut nuancer votre propos "Mon Royaume n'est pas de ce monde" par cette autre affirmation du Christ "Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel ET SUR LA TERRE". Sommes-nous calvinistes ? oui ou non ?


En effet, la DUDH provient, en partie, de la DDHC, laquelle provient des anglo-saxons calvinistes(Déclaration d'Indépendance1776, Bills of rights1688,Locke etc...)! Alors, le calvinisme est-il intégriste et théocratique ou peut-il prendre d'autres expressions... Enfin, il faudrait, aussi, nuancer votre propos:Mt28/19-20 donne tout pouvoir au Christ POUR LA CONSTITUTION DE L'ÉGLISE! L'État doit-il être chrétien:mon royaume n'est pas de ce monde et rendez à César etc...Certes, l'État doit être influencé par le christianisme, comme en fait foi la DUDH(c'est mieux que les règles du régime nazi,quoi!), mais ce qui est chair demeure chair et le monde ne sera renouvelé qu'à la fin des temps(Jn3,Icor15 et apocalypse)! À moins de vouloir concurrencer l'intégrisme mahométant et revenir aux bûchers puritains et calviniens...Rolling Eyes Rolling Eyes


Frère Rioux(qui est très fâché Evil or Very Mad Mad Mad Mad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad )
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Calvinius

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MessagePosté le: Sam Juil 31, 2004 20:20    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
En effet, la DUDH provient, en partie, de la DDHC, laquelle provient des anglo-saxons calvinistes( Déclaration d'Indépendance1776, Bills of rights1688,Locke etc...)!


Locke un calviniste... ??? hum...
Quant à la DDHC le professeur Pierre Chaunu -entre autres- a bien montré et démontré le fossé qui existe entre les Révolutions anglo-saxones, d'inspiration calviniste en effet, et la Révolution Française qui elle est le pur produit de la philosophie matérialiste et athée des "Lumières", des encyclopédistes, d'un J.-J. Rousseau, d'un Voltaire, etc. La DDHC utilise un langage commun au chrisianisme - concepts de liberté, d'égalité, de fraternité- tout en le déracinant du terreau évangélique. L'anthropologie sousjaçante à la DDHC n'est pas chrétienne. Aussi je ne suis pas aussi optimiste que vous sur son bien-fondé et son utilité comme transposition du Décalogue pour nos sociétés sécularisées. Même si je suis aussi d'avis qu'il ne faut pas non plus la sousestimer. Mais devons-nous nous en contanter ? Toute la question est là.

PS : Il n'est pas nécessaire d'être intégriste pour être calviniste dans sa façon de concevoir les rapports entre l'Eglise et l'Etat. La position de SRC n'est autre que celle d'un Abraham Kuyper, qui fut un temps premier ministre des Pays-Bas, disciple de Groen Van Prinsterer -fondateur du parti anti-révolutionnaire et confessionnel des Pays-Bas-, dont vous trouverez une biographie sur SRC.

Voir de même http://perso.club-internet.fr/vbru/src/politique/index.htm (positions politiques de SRC)
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